Fleuriste? T’es sur de ton coup?

C’est à peu près ce que tout ceux que je connaissais m’ont dit quand à 17 ans j’ai annoncé que je lâchais tout pour me lancer dans cet apprentissage.

Faut dire que même si je mûrissais ce projet depuis quelques temps déjà , je l’ai balancé de but en blanc et ce sans possibilité de négocier, comme je sais si bien le faire.

J’aime raconter que fleuriste je l’ai choisis comme j’aurai choisis pâtissière ou tapissière (ouai c’est pour la rime ça!), mais tout au fond de moi je sais que non, je l’ai choisis en connaissance de cause, j’ai toujours aimé les végétaux, les toucher, les sentir, ce lien ténus que l’ont peut avoir avec eux si on est assez sensible pour le ressentir.

Les plantes, et les fleurs en l’occurrence m’apaise.

Ne serait ce que leurs odeurs et je me sens mieux, plus légère, moins angoissée.

Depuis un an je me cherche professionnellement, qu’est ce que je veux faire, que sais-je faire, la réponse m’est apparu la semaine dernière lors d’un essai chez un fleuriste, un peu comme une révélation, c’est CA, CA que j’aime, les gestes me sont revenus naturellement, je ne me sentais pas mal a l aise dans la boutique comme j’ai pu l’être dans les magasins de chaussures ou j’ai travaillé, non, parce que j’étais à ma place, je savais spontanément ce qu il y’avait à faire.

Ce n’est pas le métier qui me gênait je me rends compte à présent, ce sont ses horaires, le manque de vie privée, mais tout ça je le savais quand j’ai commencé il y’ a 11 ans, je savais que ça ne serait pas simple, que ma vie serait entre parenthèse, que je serait fatigué les soirs de réveillon et les lendemains de fête, que les jours fériés ne serait plus pour moi…

Et puis j’ai eu un ras le bol, mais j’arrivais pas a mettre la main dessus, la lassitude surement, et je suis revenus à mes premiers amours.

Quand je vois l’enrichissement que ce métier apporte, le fait que même s’il n’y’a pas d’évolution possible, il y’a une évolution technique, on apprends encore et toujours, ce n’est pas un métier figé dans le temps, c’est ça que j’aime.

Maintenant on ne me demande plus pourquoi, on ne me demande d’ailleurs plus pourquoi j’ai choisi ce métier, et c’est bien dommage, car si on me le demandais, aujourd’hui je saurai répondre, aujourd’hui je saurai pourquoi, alors qu’il y’a 1 an encore je ne savais plus, et qu’a 17 ans alors je ne savais peut être pas moi même.

En vivant des passages de vie avec les gens, des naissances, des mariages, des divorces, des deuils, des enfants qui grandissent et qui deviennent clients à leurs tour, je peux le dire, j’ai choisis ce métier parce qu’il me ressemble, c’est un métier qui est « joviale » le terme est peut être un peu étrange mais je le ressens comme ça, c’est un métier qui est « réconfortant », c’est pour ça qu’on vient chez un fleuriste souvent, pour un moment de réconfort, un petit moment à soi, pour faire plaisir ou se faire plaisir.

J’avais oublié, et peut être que je ne savais pas, mais maintenant je sais, et plus tard peut être un jour, j’aurai une boutique, qui me ressemblera vraiment, avec mon univers…Qui sait.

Mais maintenant je sais, c’est le plus important!

1780674_10153053328477432_2150542854489582441_n

 

Publicités